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Liberation provisoire de Rosemila Petit-Frère pour raisons médicales

L’ancienne mairesse de l’Arcahaie, Rosemila Petit-Frère, a obtenu ce mercredi une liberté provisoire pour raisons de santé, après avoir été victime d’un malaise la veille, au cours de son audition au Parquet de Port-au-Prince. Détenue depuis le mois d’août à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), elle faisait l’objet de lourdes accusations, notamment de complot contre la sûreté intérieure de l’État, d’association de malfaiteurs et de collusion présumée avec des gangs armés.

Selon le Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, Me Fritz Patterson Dorval, cette décision humanitaire intervient à la suite de la dégradation de l’état clinique de la prévenue. «Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que Rosemila Petit-Frère reçoive des soins dans les prochaines heures», a-t-il déclaré lors d’un point de presse. Le magistrat a précisé que, comme tout détenu confronté à une urgence médicale, l’ex-édile de la Cité du Drapeau bénéficie des dispositions légales garantissant l’accès aux soins de santé.

Rosemila Petit-Frère, également Présidente Directrice Générale de la Radio Télévision Monopole, avait été arrêtée en République Dominicaine avant d’être remise aux autorités haïtiennes. Depuis, elle était gardée à vue à la DCPJ, où elle faisait face à une série d’interrogatoires relatifs à ses liens supposés avec la coalition criminelle «Viv Ansanm».

Liberation provisoire de Rosemila Petit-Frère pour raisons médicales

Le malaise dont elle a été victime mardi, alors qu’elle comparaissait devant le Commissaire du Gouvernement, a brusquement interrompu la séance d’audition. Transportée d’urgence pour recevoir des soins, son état aurait nécessité une évaluation médicale approfondie, menant à la décision de sa remise en liberté provisoire.

Interrogé sur une éventuelle évacuation sanitaire à l’étranger, Me Dorval s’est abstenu d’en révéler les détails, se limitant à confirmer que l’ancienne mairesse sera conduite vers un établissement où elle pourra bénéficier d’un traitement adapté à sa condition.

Cette libération temporaire, motivée par des considérations médicales, ne met toutefois pas un terme aux poursuites judiciaires engagées contre elle. Les autorités judiciaires assurent que la procédure suivra son cours une fois que la santé de Mme Petit-Frère le permettra.

JJJ / FcnHaiti

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