L’OCNH alerte les autorités concernées sur les conditions de travail indignes des policiers dans la Grand’Anse

L’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti (OCNH) tire la sonnette d’alarme face à la dégradation préoccupante des conditions de travail des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) dans le département de la Grand’Anse. Dans un communiqué rendu public, l’organisation de défense des droits humains dénonce «une situation alarmante» observée dans plusieurs commissariats, notamment ceux d’Abricot, d’Anse-d’Hainault, de Roseaux, de Pestel, de Corail et de Jérémie.
À l’issue d’une mission de monitoring effectuée les 14 et 16 octobre 2025, l’OCNH rapporte que nombre de ces commissariats manquent cruellement de moyens logistiques et d’infrastructures de base. Toilettes hors d’usage, absence de dortoirs adéquats et de matériels essentiels compromettent gravement le bon accomplissement de la mission de la PNH : «protéger et servir».
L’organisation s’inquiète des répercussions directes de ces conditions «indignes et inhumaines» sur la santé, la motivation et la performance des policiers, soulignant que cette précarité structurelle pourrait à terme affaiblir la qualité du service public de sécurité et entamer la confiance de la population envers l’institution.
Considérant le rôle central de la PNH dans la préservation de l’ordre public et la protection des citoyens, l’OCNH appelle instamment les autorités concernées, en particulier le Ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP), la Direction générale de la Police nationale et la Primature, à intervenir sans délai. Elle demande la mise en œuvre de mesures concrètes pour doter les commissariats de ressources adéquates et garantir aux agents un cadre de travail conforme à la dignité humaine.
Enfin, l’OCNH réaffirme sa détermination à poursuivre ses efforts de plaidoyer, de suivi et de sensibilisation en faveur du respect des droits humains et des normes minimales de travail dans les institutions publiques.
JJJ / FcnHaiti

