Tom Fletcher, chef des affaires humanitaires de l’ONU, en visite en Haïti

Le chef des affaires humanitaires des Nations Unies, Tom Fletcher, a posé ses pieds à Port-au-Prince, la capitale haïtienne, ce lundi 8 septembre 2025, dans le cadre d’une visite de trois jours. Cette visite s’inscrit dans un contexte de crise humanitaire sans précédent, alors que l’Organisation des Nations Unies (ONU) a lancé un cri d’alarme sur la nécessité de protéger les vies et de restaurer l’espoir au sein d’une population en détresse.

À son arrivée, M. Fletcher a exprimé des préoccupations majeures à travers un message adressé sur le réseau social X, soulignant l’ampleur des besoins humanitaires. « Je viens d’arriver en Haïti… Les besoins sont immenses, tandis que les financements sont au plus bas. Nous devons nous efforcer de protéger des vies et de redonner espoir », a-t-il déclaré, tout en exposant les défis critiques auxquels fait face le pays.
L’actualité haïtienne est marquée par une hausse alarmante de la violence des gangs. Selon les dernières estimations, plus de 1,3 million de personnes ont été forcées de fuir leurs habitations, tandis que 5,7 millions souffrent d’insécurité alimentaire, un chiffre qui représente près de la moitié de la population totale. L’ONU rappelle que l’appel de fonds humanitaire pour Haïti n’a reçu qu’un infime 12 % des 908 millions de dollars nécessaires pour répondre aux urgences vitales.
Tout au long de son séjour, Tom Fletcher rencontrera des membres de la communauté, des intervenants de terrain, ainsi que des représentants des organisations partenaires et des autorités haïtiennes. Ces échanges visent à renforcer la collaboration en faveur de l’assistance humanitaire, alors que les besoins croissants rendent indispensable une action urgente.
Inquiétudes cruciale en Haïti
Le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, pour sa part, a également fait état des faits inquiétants rapportés lors d’un point de presse, précisant qu’entre janvier et juillet de cette année, plus de 6.200 incidents de violence ont été enregistrés, parmi lesquels près de la moitié étaient des cas de viol. Pire encore, 62 % de ces actes auraient été perpétrés par des groupes armés. Les femmes adultes sont particulièrement touchées, et une survivante sur sept est une enfant de moins de 18 ans. Aussi, Dujarric a signalé que plus de la moitié des victimes appartenaient à des populations déplacées.

Dans ce contexte critique, les efforts déployés et les engagements pris au cours de cette visite seront cruciaux pour sauver des vies et apportent une lueur d’espoir à ceux et celles qui vivent dans l’incertitude.
JJJ / FcnHaïti

