Les drones kamikazes intensifient la lutte contre les gangs dans la 3ème circonscription de Port-au-Prince, des victimes signalées
La troisième circonscription de Port-au-Prince est une nouvelle fois secouée par une série d’opérations d’envergure, orchestrées par la task force anti-terroriste, avec l’appui de drones kamikazes. Ces attaques ciblées, visant à neutraliser les groupes armés qui sévissent notamment à Fontamara et Martissant, ont causé des pertes significatives dans les rangs des gangs, tout en suscitant de vives inquiétudes quant à leur impact sur la population civile.
Dans l’après-midi du mardi 2 septembre, plusieurs explosions ont été entendues à proximité de Fontamara 27, secteur tristement connu comme l’un des bastions du gang dirigé par le dénommé « Kris-la ». L’un des lieux visés se trouvait aux abords d’un poste de péage illégal, érigé par les criminels pour extorquer automobilistes et piétons. Selon les premières informations disponibles, plusieurs individus identifiés comme membres de groupes armés ont été tués, certains retrouvés décapités, conséquence directe de la puissance destructrice des drones explosifs.

Des témoins rapportent également la présence de corps sans vie appartenant à des civils, potentiellement victimes collatérales de ces frappes, ainsi qu’une vidéo virale sir les réseaux sociaux montrent deux autres victimes dont une dame qui souffre avec ses blessures au niveau de la jambe. Aucune confirmation officielle n’a encore été apportée concernant l’ampleur exacte de ces pertes civiles, mais leur évocation alimente une vive controverse sur les méthodes employées.
Lancée initialement le dimanche précédent, cette offensive par drones avait déjà ciblé plusieurs foyers suspects, causant d’importants dégâts au sein des structures occupées par les groupes armés. Le gouvernement, par le biais de sa task force, réaffirme sa détermination à reprendre le contrôle des zones assiégées par les criminels, qualifiés de « terroristes », et appelle à un soutien renforcé des institutions nationales et internationales pour parvenir à des résultats durables.
« Popilasyon an ap tann yon kontwòl pi striktire avèk plis rezilta de operasyon dwòn Kamikaz la », déclare un résident de Fontamara, espérant que ces interventions déboucheront sur une amélioration tangible de la sécurité.
Cependant, la montée en puissance de ces actions létales, bien qu’efficaces contre les groupes armés, soulève des questions sur la proportionnalité des moyens utilisés et la nécessaire protection des civils dans les zones densément peuplées. La communauté nationale attend désormais un encadrement plus structuré de ces opérations, assorti d’un suivi rigoureux et transparent.
Alors que les drones kamikazes deviennent un outil central dans la stratégie anti-gang de l’État haïtien, les autorités devront conjuguer efficacité opérationnelle et respect du droit humanitaire pour éviter que cette guerre contre les gangs ne se transforme en tragédie pour la population.
JJJ / FcnHaïti

