L’ASPAEDH dénonce l’état alarmant des établissements scolaires publics et appelle à une transparence dans la gestion du FNE

L’Association des Parents d’élèves d’Haïti (ASPAEDH) vient de publier les résultats d’une enquête préoccupante, révélant que 65 % des écoles publiques du pays se trouvent dans un état de délabrement tel qu’elles nécessitent une réparation urgente, voire une reconstruction totale. Selon l’association, plusieurs de ces établissements scolaires, dont certains ont été édifiés il y a trente (30) à quarante (40) ans, exposent les élèves à des risques non négligeables en raison de leur vulnérabilité face aux phénomènes sismiques et autres catastrophes naturelles.
Dans un contexte où la sécurité des enfants et la qualité de leur formation demeurent une priorité, l’ASPAEDH interpelle les autorités compétentes afin qu’elles prennent des mesures rapides et efficaces pour rénover ces infrastructures avant que la situation ne se détériore davantage. L’association critique également la gestion opacifiée des fonds disponibles au sein du Fond National d’Éducation (FNE). En particulier, la porte-parole de l’ASPAEDH, Confident Fedner, souhaite qu’une enquête approfondie soit diligentée par l’ULCC concernant des cas de corruption touchant l’administration du FNE, impliquant notamment l’administration messieurs Jean Frantz Nicolas, Jean Ronald Joseph ainsi que Sherline Civil, l’actuelle directrice.
Les inquiétudes de l’ASPAEDH s’étendent également aux multiples signalements émanant d’organisations œuvrant pour la défense des droits humains, lesquelles dénoncent des pratiques douteuses relatives à la gestion du FNE. L’association insiste pour que ces allégations soient dûment prises en compte, afin de restaurer la confiance des usagers et de garantir que les fonds soient utilisés dans le strict respect de leur mission première : améliorer la qualité de l’enseignement public.
Parmi les cas les plus emblématiques, l’ASPAEDH met en lumière le délabrement de plusieurs établissements scolaires, tels que l’école nationale Fond Melon à Cayes-Jacmel et l’école nationale Ansabèt dans la commune de Belle-Anse. Ces exemples illustrent de manière frappante à quel point l’état des infrastructures compromet la sécurité et la réussite scolaire des élèves. Notons également que, lors du week-end passé, la directrice du FNE, Sherline Civil, avait procédé à la remise d’une enveloppe de 53 millions de gourdes destinée à la réparation de seize (16) écoles, tant publiques que privées, dans le département du Sud-Est.
Par ailleurs, l’ASPAEDH déplore les difficultés croissantes auxquelles sont confrontés les parents d’élèves, notamment dans un contexte de précarité sociale accentuée. Les conditions de vie dans des abris provisoires entravent la préparation des examens officiels, entraînant ainsi un taux d’échec préoccupant. De surcroît, l’association exprime ses doutes quant à l’exécution du programme de subventions étatiques censé venir en aide aux familles, d’autant que plusieurs organismes de défense des droits humains ont déjà déposé des plaintes en vue d’obtenir des explications sur l’utilisation de ces fonds.
L’ASPAEDH appelle enfin les autorités à accompagner étroitement les parents dans cette démarche, afin d’assurer une réponse adéquate aux besoins pressants du secteur éducatif haïtien. Il en va de la sécurité, de la qualité de l’enseignement et de l’avenir des générations futures.
JJJ / FcnHaïti

