Haïti et Taïwan : une coopération éducative exemplaire pour bâtir l’avenir

La Salle Horizon de l’Hôtel Montana a été, durant deux jours, 14 et 15 août 2025, le théâtre d’une cérémonie à haute portée symbolique, marquant un jalon décisif dans les relations bilatérales entre Haïti et la République de Chine (Taïwan). En présence de S.E.M. Cheng-Hao Hu, ambassadeur de Taïwan en Haïti, la ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique (MJSAC), Niola Lynn Sarah Dévalis Octavius, a rendu un hommage appuyé au ministre taïwanais de l’Éducation chargé des Sports, M. Cheng Ying-Yao, pour son engagement en faveur de l’essor éducatif haïtien.
Un partenariat diplomatique consolidé
Cette cérémonie consacre un rapprochement stratégique amorcé en juillet 2024 à Paris, en marge de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques. C’est là que Mme Octavius et M. Cheng Ying-Yao ont conclu un accord majeur : doubler le quota annuel de bourses universitaires offertes à Haïti, le faisant passer de 20 à 40 dès février 2025, réparties équitablement entre le premier et le second cycle. La ministre a également annoncé un objectif ambitieux : atteindre 100 bénéficiaires dès 2026.


En un an, le nombre de lauréats est passé de 15 en 2024 à 47 en 2025, tous admis dans les prestigieux programmes MOFA Taiwan Scholarship et ICDF International Higher Education Scholarship. Cette progression spectaculaire illustre la vitalité d’une coopération qui, selon la ministre, « dépasse le simple geste de solidarité » et constitue « un investissement visionnaire dans l’avenir d’Haïti ».
Des disciplines au service du développement
Les bourses couvrent des domaines stratégiques pour le redressement national : ingénierie, sciences appliquées, agriculture, santé publique, technologies de l’information, gestion environnementale. L’objectif est de former une génération de professionnels capables de relever les défis économiques, sociaux et environnementaux du pays.
S’adressant aux lauréats, Mme Octavius a insisté :
« Ce certificat est plus qu’un document : il est le sceau d’une promesse envers votre famille, votre communauté et votre pays. Représentez la nation avec dignité, et revenez porteurs d’idées, d’innovations et de solutions concrètes. »

Au-delà de l’université : former pour l’emploi et la stabilité
La coopération ne s’arrête pas aux études supérieures. Des négociations sont en cours pour lancer des cycles courts dans les métiers du sport, ouvrant des débouchés immédiats sur le marché du travail. Ces formations viseront en priorité les 300 jeunes déjà impliqués dans le Programme d’Accompagnement Social des Jeunes pour la Paix et la Sécurité (PASOJEPS), qui combine animation civique, engagement socio-sportif et leadership communautaire.
Pour la ministre, chaque opportunité éducative est un levier pour bâtir une nation plus résiliente et compétitive. Elle a exhorté d’autres partenaires internationaux à suivre l’exemple de Taïwan :


« Investir dans la jeunesse, c’est investir dans la paix, la stabilité et le progrès durable. »
Un modèle de diplomatie éducative
Dans un contexte où Haïti cherche à consolider sa paix sociale et à stimuler son développement économique, cette coopération haïtiano-taïwanaise apparaît comme un modèle de diplomatie constructive et de coopération gagnant-gagnant.
Les 47 boursiers de cette année incarnent déjà cette ambition : appelés à devenir des ambassadeurs de la compétence haïtienne, ils porteront haut, sur la scène internationale, les valeurs de résilience, d’innovation et d’excellence propres à la jeunesse du pays.
Publié par FCNHAITI

