Violents affrontements entre PNH et gangs armés : Un policier perdu, un blindé incendié

Dans la soirée du samedi 5 juillet 2025, la Police nationale d’Haïti s’est trouvée confrontée à une nouvelle vague de violences meurtrières dans la localité de Viard. Au cours d’affrontements intenses avec des individus qualifiés de bandits, un membre de l’Unité Temporaire Anti-Gang (UTAG) a trouvé la mort, tandis qu’un autre policier, appartenant au Groupe d’intervention de la PNH (GIPNH-SWAT), a été grièvement blessé par balles et transporté d’urgence vers un hôpital. Ces faits tragiques témoignent de l’intensification des risques encourus par les forces de l’ordre dans une région de plus en plus instable.
Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent avec une vive émotion des assaillants exultant autour d’un véhicule blindé réduit en cendres, symbole de la destruction opérée lors de ces échanges de tirs. Retranchés dans les bois, ces bandits renforcent leur emprise sur la zone en enrôlant des jeunes natifs de Kenscoff et en perpétrant des actes de violence extrême, allant de l’assassinat de civils à l’incendie de demeures et au vol de bétail, causant la consternation des habitants locaux.Les forces de l’ordre, en riposte, auraient mobilisé plusieurs unités et véhicules blindés dans le cadre d’une contre-offensive visant à reprendre le contrôle des zones occupées. Par ailleurs, plusieurs individus auraient été neutralisés lors d’échanges de tirs avec la police, et un appareil de radiocommunication a été saisi, bien que son origine n’ait pas été précisée par les autorités.
À Kenscoff, la situation se présente comme un véritable front gelé dans le conflit opposant l’État aux terroristes du groupe « Viv ansanm », qui s’érige en puissance dominante dans plusieurs localités, dont Viard, Godet, Belot et Furcy. Dans ces territoires, l’incapacité à mener des opérations coordonnées et à déployer des effectifs adéquats – estimés par les experts à au moins une cinquantaine de policiers accompagnés d’équipements spécialisés – risque de condamner l’opération d’éradication de ces gangs à l’échec.
Ainsi, une stratégie de consolidation des zones sécurisées s’impose de manière urgente pour restaurer la stabilité et la confiance au sein de la population.Face à cette escalade de violence, la situation concourt à souligner l’impérieuse nécessité d’une planification méticuleuse des interventions et d’une coordination renforcée entre les différents acteurs de la sécurité nationale. Seule une approche systématique et bien orchestrée pourra venir enrayer le règne de terreur imposé par ces groupes criminels et permettre à Haïti de recouvrer une paix durable.
JJJ / FCN-HAÏTI

