Le sommet G7 se déroule au Canada avec le conflit Israël–Iran comme toile de fond

Le sommet du G7, a été ouvert lundi matin dans un climat crispé d’urgence diplomatique. Le débat est dominé par l’escalade militaire entre Israël et l’Iran.
Les croisées des missiles entre les deux pays ont occupé l’attention des participants qui avaient prévu de discuter sur le commerce, l’énergie, la crise ukrainienne, et notamment la guerre tarifaires de Donald Trump contre ses partenaires commerciaux.


Les premières heures des discussions ont été largement dominées par le conflit entre Israël et l’Iran, qui a déjà fait plus de cinq cents morts, plusieurs dizaines de blessés et d’innombrables pertes en infrastructures.
Donald Trump, quittant le sommet avant l’heure, s’est montré préoccupé par cette guerre. «Je vais à la salle de crise pour suivre ce se passe de plus près», a-t-il dit, mettant en garde l’Iran, contre toute usage nucléaire. Trump a déclaré que ses dirigeants doivent désormais «faire un accord et mettre une vraie fin à la question nucléaire».
Peu avant son départ, Donald Trump a lancé une mise en garde à l’intention des résidants de la capitale de l’Iran. «Tout le monde devrait évacuer Téhéran immédiatement», arguant qu’il voulait les prévenir pour éviter trop de pertes parmi les civiles.
« L’Iran aurait dû signer l’« accord » que je leur ai dit de signer. Quelle honte et quelle perte de vie humaine. En termes simples, l’Iran ne peut pas avoir l’arme nucléaire » a-t-il ajouté sur son réseau social Truth.
Le départ prématuré de Trump du sommet du G7 met un coup d’arrêt sur des entretiens bilatéraux qui devaient avoir lieu avec la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, arrivée à Calgary en soirée, et avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui est attendu ce mardi.
Rappelant qu’en 2018, Donald Trump avait aussi laissé le sommet du G7 organisé au Canada de façon prématurée, il avait brutalement désavoué le communiqué commun, tout en qualifiant l’ancien premier ministre Justin Trudeau de « très malhonnête » et de « faible ». Cette année, les raisons évoquées sont plus compréhensibles et justifiables.
FcnHaïti

