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Conditions critiques des policiers déployés à Mirebalias, le SYNAPOHA lance un appel urgent à l’État

La situation sécuritaire grandissante à Mirebalais pousse le Syndicat national des policiers haïtiens (SYNAPOHA) a exprimer son indignation face aux conditions de travail jugées « inhumaines » des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH). Cette déclaration, rendue publique le 7 juin, met en lumière l’abandon institutionnel dont souffrent les forces de l’ordre, particulièrement depuis l’assaut du gang « Viv Ansanm » le 31 mars dernier.

Les policiers de Mirebalais, confrontés à une intensification de l’insécurité, se retrouvent livrés à eux-mêmes. Selon le SYNAPOHA, ces agents doivent compter sur la solidarité des habitants pour leur subsistance, n’ayant reçu aucun soutien logistique adéquat de la part de l’État haïtien. « Un policier ne doit pas être un mendiant dans son propre pays », a martelé le syndicat, soulignant la nécessité urgente d’améliorer leurs conditions de travail, notamment en termes d’hébergement, de nourriture et d’assistance administrative.

Cette situation alarmante s’inscrit dans un contexte de violence exacerbée, où Mirebalais a été le théâtre d’une évasion massive de détenus, avec plus de 500 fugitifs échappés lors d’une attaque contre la prison civile. Cet événement a engendré une atmosphère d’insécurité qui a poussé de nombreux citadins à fuir vers les communes voisines telles que Belladère et Saut-d’Eau. Le commissariat local a été incendié, et des dizaines de civils ont perdu la vie, laissant la population dans la crainte permanente de nouvelles violences.

Conditions critiques des policiers déployés à Mirebalias, le SYNAPOHA lance un appel urgent à l'État

Le SYNAPOHA a vivement critiqué l’inaction des autorités compétentes, avertissant qu’il pourrait engager des actions syndicales si des mesures concrètes ne sont pas prises rapidement. Selon le syndicat, « les policiers, en première ligne face aux gangs, sont traités comme des parents pauvres », alors que des ressources financières considérables sont supposées être allouées à la sécurité sans résultats tangibles.

Dans ce paysage chaotique, le syndicat appelle instamment l’État à rétablir l’ordre et assurer le soutien nécessaire à ses forces de l’ordre, afin de protéger non seulement les policiers, mais aussi la population haïtienne dans son ensemble. Cette situation nécessite une réaction rapide et efficace pour éviter une détérioration encore plus grave des conditions de sécurité et de vie à Mirebalais et dans le reste du pays.

FcnHaïti

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