Géo-Hass et ISEAT ont commémoré le 179ème anniversaire du séisme dévastateur du 7 mai 1842 dans le Nord d’Haïti.

179 ans après, qui s’en souvient encore? Seulement 11 ans après, le séisme du 12 janvier 2010 semble être un lointain passé dans la mémoire de la population haïtienne. 150 ans après que va il en rester ? Si seul le temps peut apporter une réponse à cette question, nous pouvons tout de même nous rappeler qus ce mois de mai fait exactement 179 ans depuis qu’une partie du Nord a été complètement détruit par un violent séisme suivi d’un tsunami et pourtant, personne ne se souvient !
179 ans après, qui s’en souvient encore ? Sauf l’Association Haïtienne en Géosciences (Géo-Hass) et l’Institut Supérieur d’Environnement et d’Aménagement du Territoire (ISEAT) en collaboration avec CONCERN, protection civile et le campus limonade qui ont organisé deux (2) journées de réflexions au Campus Henry Christophe de l’UEH à Limonade, le 07 et 08 mai 2021, dans le but de rappeler à la population haïtienne spécifiquement ceux du Nord que le pays est sous la menace constante d’un éventuel séisme.
Plusieurs séances de Conférence-débats et d’ateliers de simulation ont été organisées au Campus Henry Christophe de l’Université d’État d’Haïti à Limonade, sous les auspices de l’Association Haïtienne en Géosciences(Géo-HASS) présidé par Olsen Bernard et l’Institut Supérieur d’Environnement et d’Aménagement du Territoire(ISEAT) dudit Campus. L’objectif étant de disséquer sur l’historicité et les moyens de prévention de la menace sismique qui plane sur la région du grand Nord.
S’inscrivant dans le cadre des activités commémoratives du 179ème anniversaire du séisme dévastateur du 07 mai 1842 qui a secoué la région du grand nord, cette activité a réuni des cadres du Campus, ainsi que des sismologues, des experts en risques naturels, des chercheurs à savoir : Claude Prépetit, Ing Géologue , Louis-Marc Pierre, Docteur en Géographie Urbaine et des risques de catastrophes, Fleuristin Henricot Master en Géosciences Appliquées aux Géorisques et Docteur Claudel Noël, Vice-président du Campus ont intervenu lors des ateliers et des présentations scientifiques dont l’objectif est le partage d’expériences et d’outils relatifs à la connaissance, la prévention, la gestion et la réponse au risque sismique en Haïti, plus particulier la région du grand nord.
Plus de 300 étudiants évoluant dans des universités de la région du grand Nord ont pris part à cette activité qui s’est déroulée, dans une ambiance cognitive et chaleureuse, autour du thème : Le risque sismique dans la région du Nord : son histoire, ses caractéristiques, ses manifestations, enjeux et perspectives.
Les panelistes ont surtout insisté sur la nécessité de travailler sur un nouveau plan visant à renforcer la résilience afin de réduire la vulnérabilité de la population du grand Nord et la relance de l’économie de la zone face aux futurs séismes. Car, les gouvernements haïtiens ont toujours voulu faire du grand Nord l’un des principaux pôles de développement économique en termes d’attractions touristiques et industrielles du pays, sans pour autant mettre leurs poids dans la balance pour y arriver.
Les villes côtières du nord du pays font face à un risque sismique élevé car elles sont situées le long de la faille active dite « Septentrionale », responsable du séisme de magnitude 8 de 1842, a renchéri le Dr Claude Prépetit, intervenant par visioconférence.
Le développement économique et urbain dans les villes du nord du pays s’est réalisé sans considération pour la menace sismique. La densité de la population a augmenté considérablement et de nombreux bâtiments non conçus pour résister aux tremblements de terre, se sont vus ajouter des étages supplémentaires, augmentant leur vulnérabilité, a conclu M. Prépetit.
L’intervention du Dr Louis-Marc Pierre s’est particulièrement portée sur
La gestion des risques de catastrophe en Haïti notamment dans la région du Nord tout en indiquant que les facteurs anthropiques en sont plus importants que les aléas naturels eux-mêmes.
En guise de conclusion, Dr Claudel Noel a mis l’emphase sur le rôle doit jouer l’Université dans la promotion de la protection de l’environnement et les conséquences du risque sismique qui sévit dans la région du grand nord. Car dans le contexte actuel du pays, l’université doit jouer un rôle de réflexion, mais doit aussi proposer des modèles pour un développement durable sur les plans social, culturel et économique.
Lovinsky Fils-aimé, actuel Président de la licence 2 de l’ISEAT et Lourdrine Dinat, Secrétaire Générale de la GEO-HASS se sont montrés satisfaits de la tenue de ces deux (2) journées de Conférence-débat et d’atelier de simulation au Campus de Limonade, en dépit de nombreuses difficultés économiques et logistiques rencontrées dans sa réalisation. Ils invitent en autres les autorités concernées à prendre toutes les mesures nécessaires pour pallier au risque sismique du pays, en particulier la région du grand nord en renforçant la résilience des infrastructures et des populations dans le but de minimiser les pertes en vies humaines et économiques.

Olsen Bernard
Insertion demandée

