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Le Ministère de la justice s’attaque aux Individus haïtiens sanctionnés par l’ONU

La lutte contre la criminalité organisée en Haïti prend une nouvelle allure. Le ministère de la Justice et de la Sécurité publique, dirigé par le ministre Patrick Pelissier, a annoncé des mesures conservatoires visant des individus désignés par les Nations Unies comme étant impliqués dans des activités illégales. Dans une correspondance datée du 12 mai 2025, le ministre a ordonné le gel des comptes bancaires de plusieurs personnalités présumées coupables, ainsi que l’instruction d’enquêtes financières approfondies.

Ces mesures, établies en concordance avec la résolution 2653 du Conseil de sécurité de l’ONU et le décret du 30 avril 2023 portant sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, visent principalement au confinement de l’influence et des ressources financières des suspects. Parmi les noms notables figurent des personnalités du crime organisé telles que Jimmy Chérizier, alias « Barbecue » dirigeant du G9, Johnson André, alias « Izo », et Renel Destina, alias « Ti Lapli », Wilson Joseph alias « Lanmò 100 Jou », Viltelhomme Innocent, Luckson Élan, chef du gang Gran Grif, Prophane Victor (ancien député de Petite Rivière de l’Artibonite (2016-2020)), chacun accusé de violations graves des droits humains, incluant massacres, enlèvements et actes terroristes.

Le gang « Gran Grif », sous la houlette de Luckson Elan, a été récemment désigné comme organisation terroriste étrangère par les États-Unis, en reconnaissance de sa responsabilité dans de nombreuses exactions, notamment dans la région de l’Artibonite. Ce groupe est illustratif des réalités tragiques auxquelles le pays fait face, où des individus ayant une influence politique, comme Prophane Victor, sont accusés de manipuler des jeunes pour cimenter leur pouvoir.

Le Ministère de la justice s’attaque aux Individus haïtiens sanctionnés par l’ONU

L’ambiance de tension et de pression internationale se fait particulièrement sentir. Le Conseil présidentiel de transition (CPT) a exhorté, dans une note datée du 28 avril 2025, les instances judiciaires à réagir vigoureusement face à ce fléau. Ce contexte souligne une volonté manifeste de la communauté internationale de résister à la corruption et à l’impunité qui gangrène les institutions haïtiennes, projetant ainsi une ombre sur la gouvernance du pays.

L’implication d’autres figures politiques, évoquée dans le rapport final du groupe d’experts de l’ONU, témoigne d’un réseau complexe reliant des acteurs économiques et politiques aux gangs bien établis, exacerbant la nécessité d’une réponse adéquate. Les sanctions internationales, touchant plus d’une soixantaine de personnalités haïtiennes depuis 2022, s’avèrent cruciales dans la lutte pour un avenir exempt de violence.

Si certaines cibles de cette répression ne disposent pas d’avoirs identifiables dans le système financier formel, les mesures de gel imposées par le gouvernement pourraient néanmoins marquer une étape significative vers une meilleure régulation des activités criminelles. Il est à espérer que ces initiatives contribueront à restaurer la confiance des citoyens dans la justice haïtienne, tout en respectant les engagements nationaux en matière de droit international.

Dans cette lutte contre le crime organisé, la route s’annonce longue et semée d’embûches, mais chaque mesure prise par le ministère de la Justice constitue une avancée vers la consolidation de l’État de droit et la protection des droits fondamentaux au sein de la société haïtienne. Le chemin vers une gouvernance efficace et responsable reste ainsi à tracer.

FcnHaïti

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