Opérations Policières à Pacot et Pernier : Échanges de tirs et saisies d’armes de guerre

Des opérations policières menées à Pacot, une commune de Port-au-Prince, et à Pernier, localité de Pétion-Ville, ont abouti, mardi 22 avril 2025, à des confrontations armées entre les forces de l’ordre et des individus supposés membres de bandes armées. Ces interventions, orchestrées par le Groupe d’Intervention de la Police d’Haïti (GIPNH-SWAT) à Pacot et par l’Unité Tactique Anti-gangs (UTAG) à Pernier, visent à rétablir l’ordre public et à intensifier la lutte contre la criminalité qui secoue ces zones.
À Pacot, les agents du GIPNH-SWAT ont engagé des échanges de tirs avec plusieurs bandits, entraînant la blessure de certains d’entre eux. Au cours de cette opération, un fusil AR-15 a été saisi, un fait qui souligne la présence d’un arsenal militaire au sein des groupes criminels opérant dans cette région. La découverte d’une telle arme, à la fois puissante et convoité, met en lumière la gravité de la situation sécuritaire à Port-au-Prince, où la violence urbaine a pris une ampleur inquiétante ces dernières années.
Simultanément, à Pernier, l’opération de l’UTAG s’est également soldée par des échanges de tirs durant lesquels un bandit a été mortellement blessé. En outre, les forces de l’ordre ont récupéré un fusil ainsi que des cartouches, renforçant ainsi les mesures prises pour neutraliser la menace que représentent les gangs armés.
Ces interventions, bien qu’efficaces à court terme, interpellent sur la nécessité d’une approche plus globale pour lutter contre l’insécurité et restaurer la confiance des citoyens envers les institutions de l’État. Le renforcement des capacités des forces de l’ordre, couplé à une stratégie préventive incluant le développement socio-économique, pourrait s’avérer essentiel pour endiguer le phénomène des gangs de manière durable.
Le rôle des autorités policières, tout en restant crucial, doit s’accompagner de mesures longues et structurelles pour garantir la paix et la sécurité des populations affectées par cette violence endémique.
FcnHaïti

