La France et le Royaume-Uni exhortent Haïti à appliquer les sanctions internationales contre les soutiens aux gangs

La France et le Royaume-Uni ont émis un appel à l’encontre des autorités haïtiennes, les exhortant à mettre en œuvre de manière rigoureuse les sanctions internationales visant les individus qui financent ou soutiennent les activités criminelles des gangs. Cet appel a été formalisé dans un communiqué commun publié ce 16 avril 2025.
La situation sécuritaire en Haïti, marquée par une concertation de gangs dont l’objectif est de saper l’autorité du Conseil présidentiel de transition (CPT), suscite de vives préoccupations tant sur le plan national qu’international. «Nous sommes déterminés à maintenir les pressions exercées sur ceux qui cherchent à déstabiliser Haïti en adoptant des sanctions », a déclaré le Ministère français des affaires étrangères dans son communiqué. Cette déclaration fait ressortir l’urgence de la situation et la nécessité d’une action concertée face à des acteurs dont les actions contribuent à l’instabilité du pays.
Dans ce même esprit, la France et le Royaume-Uni ont réitéré leur soutien à la Communauté des Caraïbes et à la Mission multinationale d’appui à la sécurité en Haïti, dirigée par le Kenya. Ces initiatives visent à épauler le Conseil présidentiel de transition (CPT) et la police nationale d’Haïti (PNH) dans leur lutte contre les bandes criminelles, lesquelles sont à l’origine de souffrances endurées par le peuple haïtien. La volonté affichée de ces nations souligne l’importance de l’engagement international face à un défi de sécurité qui dépasse souvent les frontières nationales.
Les inquiétudes soulevées par la coalition des gangs criminels, notamment celle dénommée « Viv Ansanm », qui menace explicitement de renverser le régime en place et d’imposer un changement radical de gouvernance, n’ont pas échappé à l’attention des chefs de gouvernement de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) ainsi qu’à celle du gouvernement des États-Unis. Ces acteurs ont, dans une déclaration datée du 13 avril 2025, exprimé leur ferme préoccupation face à cette escalade des tensions et à ses implications potentielles pour la stabilité régionale et la sécurité des peuples des Caraïbes.
L’appel de la France et du Royaume-Uni à l’application des sanctions internationales constituerait une étape essentielle dans la lutte contre l’insécurité en Haïti et témoigne d’une volonté collective d’œuvrer en faveur d’un retour à la stabilité, condition sine qua non pour le rétablissement des institutions démocratiques et de l’état de droit. La communauté internationale demeure vigilante et engagée dans la quête de solutions durables pour un pays confronté à des défis pluriels et complexes.
FcnHaiti

