Haïti-Police : L’Ex DG de la PNH, Michel-Ange Gédéon, pointé du doigt par FJKL dans une affaire de gestion financière

L’ancien Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Michel-Ange Gédéon, semble n’être pas en odeur de sainteté de sa gestion à la tête de la PHN de 2016 à 2019. Se basant sur un rapport d’audit de la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif, la Fondation Je Klere(FJKL), dans un document montre que la gestion de l’Ex DG de la PHN enregistre un montant d’un milliard deux cent soixante-six millions neuf cent treize gourdes et 86/100 (1, 266,913.86 G) soit (20,000.000.00 $US) de dollars américains la période allant d’avril 2016 à septembre 2017 et de cinq Millions deux cent Mille sept cent quatre-vingt gourdes (5, 200,780. 00 G) soit (80,000.00 $US) dollars américains Pour la période allant d’octobre 2017 au 27 aout 2019, au taux moyen, qui ne sont pas supportés par des pièces Justificatives.
Dans ce rapport de 8 pages diffusé le 26 avril 2021, La FJKL révèle que, durant le passage de Michel-Ange Gédéon, d’avril 2016 à aout 2019, la Police Nationale d’Haïti a effectué des dépenses de l’ordre de trente milliards de gourdes (30, 000,000,000.00 G). Ce qui représente près d’un demi-milliard de dollars américains. En effet, suite à la demande de décharge de sa gestion produite par l’ex-directeur Général de la PNH, M. Michel-Ange GEDEON par lettre en date du 5 novembre 2020, et la soumission du rapport de la commission de vérificateurs chargée de procéder à l’audit de Gestion de la PNH pour les exercices fiscaux 2015-2016 (avril 2016 à septembre 2016) et 2016-2019, la CSCCA a rendu une décision avant-dire droit Jugeant les rapports des auditeurs de la Cour peu fiables et/ou légers et a ordonné la reprise complète des rapports d’audit de la PNH pour cette période.
Selon le rapport de la première Commission présidée par Mr Sam METELLUS, La FJKL rapporte qu’un certain nombre d’irrégularités dans la gestion de Michel-Ange GEDEON, qui a poussé le conseiller instructeur Méhu Milius GARCON, dans son rapport d’instruction du 1er février 2021, a relevé « des faits constants et de nature à laisser planer un doute sérieux quant à l’effectivité des acquisitions sans fiche de livraison, la véracité des activités sans rapport de mission et des payroll sans rapport de payroll dressé ».
Toujours d’après la FJKL, L’auditorat de la CSCCA, dans des conclusions prises en date du 13 janvier 2021, par Me Napoléon LAUTURE, a relevé qu’un milliard deux cent soixante-six millions neuf cent treize gourdes et 86/100 (1, 266,913.86 G) soit près de vingt millions (20,000.000.00 $US) dépensés pour et au nom de l’institution policière dans des transactions effectuées avec le trésor public pour la période allant d’avril 2016 à septembre 2017, donc, pendant 17 mois seulement, ne sont pas supportés par des pièces justificatives.
Pour la période allant d’octobre 2017 au 27 aout 2019, il s’est révélé que cinq Millions deux cent Mille sept cent quatre-vingt gourdes (5, 200,780. 00 G) représentant plus de quatre-vingt Mille (80,000.00 $US) émis à l’ordre de Simone Irlan Maxime JEAN, chef de service de la comptabilité à la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP) n’ont pas été justifiés. Ce dernier a reconnu que l’argent qui a décaissé le 16 mai 2018 pour le transfert de cent cinquante (150) détenus à destination de la prison civile du Cap-Haïtien dont la mission n’a pas été réalisée, est disponible sur son compte bancaire personnel trois ans plus tard.
Le 25 mars 2021, en audience ordinaire et publique la Chambre Financière, la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif a noté dans ses motifs que les deux rapports d’audit préparés par la même commission présentent pourtant une différence de forme tendant à remettre en question l’implication des vérificateurs les ayant élaborés et en présence de plusieurs manquements dans l’exécution du budget de la PHN pour cette période, ordonne la reprise complète des deux rapports et met l’affaire en continuation sine die.
L’organisme de défense des droits de l’homme prouve, dans son rapport d’analyse, que la décision avant-dire droit de la Cour sur la gestion de l’ex-directeur Général de la PNH met en lumière les faiblesses de la Cour dans la lutte contre la corruption en Haïti en mettant en cause, de manière évidente, la crédibilité des membres de la commission de vérification présidée par Sam METELLUS et l’incompétence technique de ses vérificateurs devant aider la Cour à produire annuellement des décharges, des rapports d’audit, des arrêts de débet et de quitus, notamment dans le cadre du scandale PetroCaribe.
Par Conséquent, une gestion rationnelle de ces trente milliards de gourdes (30.000.000.000 gdes) soit près d’un demi-Milliard de dollars américains dépensés en trois ans par l’administration Michel-Ange GEDEON à la tête de la Police pour un maigre bilan sur le plan sécuritaire, auraient pu permettre de renforcer la capacité d’intervention de la PNH et à mieux garantir la sécurité du pays en se procurant des véhicules blindés d’intervention avec un blindage invulnérable aux armes détenues par les Gangs, d’une unité d’engins lourds solides avec des chars chenillés et à roues capables de circuler à plat.
Ce montant aussi, toujours selon FJKL, aurait permis à la PNH de se doter d’unité de véhicules de protection contre les armes anti-char, les mines, de protection élevée contre des tirs directs d’armes de moyen calibre et des munitions anti blindés permettant à la police d’intervenir en toute sécurité dans tous les coins de la République. La DCPJ aurait pu se procurer d’un appareil capable d’identifier le lieu d’émission d’un appel téléphonique à 3-5 mètres de près pour lutter efficacement contre le kidnapping et d’éviter le drame du 12 mars à Village de Dieu.
Gesner Jean Marie
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