Haïti : Une nation en détresse face à l’offensive des gangs armés

L’ancien sénateur du Sud-Est, Edwine Daniel Zenny, se dit préoccupé par la période de crise profonde que traverse le pays, atteignant son niveau le plus bas en terme de conditions de vie, exacerbée par les actions violentes des membres de la « coalition Viv Ansanm ». Selon lui, les gangs armés défient ouvertement les autorités, dévastant le tissu économique et social du pays en s’attaquant aux importantes institutions du pays telles: les écoles, les églises, les hôpitaux, et en menaçant la sécurité de la population.
Dans ce contexte alarmant, plusieurs observateurs, dont Edwine Daniel Zenny, ancien sénateur de la région du Sud-Est, remettent en question les véritables objectifs de ces groupes armés. Edo Zenny souligne que les dommages causés par ces gangs armés surpassent ceux de n’importe quel politicien ayant déjà exercé le pouvoir en Haïti. Il critique vigoureusement les divers secteurs qui semblent aveugles face à la déliquescence qui s’installe dans le pays.
Dans son intervention sur Radio Mega, l’ancien parlementaire a exprimé sa vive préoccupation pour le peuple haïtien, qu’il décrit comme un peuple résigné face à l’adversité. Edo Zenny plaide pour un plan de gouvernance structuré Sur une période de 20 ans, prônant notamment la nécessité d’instaurer une stabilisation politique qui mène à une stabilisation économique, ainsi que le désenclavement du système éducatif.
L’ex-parlementaire du Sud’Est n’hésite pas à critiquer les actions du groupe Viv Ansanm, qu’il accuse de propager une criminalité sans précédent en Haïti. Il profite de l’occasion pour dénoncer l’inaction de la communauté internationale, en particulier des États-Unis, qui observent l’escalade de l’insécurité sans apporter un soutien tangible à Haïti.
Parallèlement, Edo Zenny dresse un bilan, contre toute attente, du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), qui a été aux commandes depuis huit mois sans apporter de solutions concrètes aux problèmes du pays. Il rappelle qu’il a toujours défendu l’idée que des acteurs politiques responsables devaient être désignés, en s’appuyant sur des juges expérimentés, pour garantir la légitimité de la transition en cours.
L’ancien sénateur dénonce la gestion actuelle du CPT, composé de neuf membres, qu’il accuse de n’avoir réglé aucune des crises qui frappent Haïti. Il rappelle que la mission essentielle du CPT est de rétablir la stabilité et d’organiser des élections.
La situation demeure critique alors que la population haïtienne aspire à un avenir meilleur, loin des violences et des incertitudes qui l’assaillent. Les appels à une action concertée et efficace se multiplient, tant au niveau national qu’international, pour offrir une réponse adéquate à la grave crise sécuritaire que connaît Haïti.
Jean Joceler JEAN
FcnHaiti

