Augmentation des cas de conflits terriens : un groupe de paysans critique le fonctionnement de la justice

Plus d’une dizaine de paysans ont, lors d’une conférence de presse donnée le vendredi 23 Avril, dénoncé le comportement du garde des sceaux de la république qui, selon eux, serait de mèche avec des spoliateurs voulant leur deposseder de leur terre dans la ville de l’arcahaie. Mandataires et heritiers se disent déterminés à combattre juridiquement ces derniers même au péril de leur vie .
« Des membres de la famille d’un ancien député, Alphonse Lahens prétendent, pour se défendre avoir acheté aux mains des héritiers Clairius Georges, 628 carreaux de terre, alors que ces derniers ne possèdent que 162 », declare Pierre Bertrand Dorismond l’un des mandataires présent à cette conférence. De 1952 à date, les deux familles entament un combat judiciaire pour récupérer les biens de leurs parents.
Pour Pierre Bertrand Dorismond, les vrais propriétaires et héritiers sont ceux de la famille Georges qui a gagné plusieurs procès face aux héritiers qui ont été obligés d’avoir recours à des hommes armés et des faux titres de propriétés afin de s’accaparer des biens de leurs adversaires .
En effet, précise Pierre Bertrand Dorismond, la dernière décision prise par la justice haïtienne l’avait été par le substitut Paul Wesley, suite à un recours exercé par les héritiers Lahens. Ces derniers exprimaient leur mécontentement à l’endroit de l’ordonnance exigeant l’annulation des mandats, émise le 24 Janvier 2020 par le Doyen Bernard St-Vil.
Fort de ce constat d’échec, poursuit M. Dorismond, les héritiers Lahens ont eu recours à leur accointance au sein du pouvoir PHTK notamment avec le ministre de la Justice, Rockfeller Vincent et en monnayant des hauts cadres du ministère de la Justice et de la Sécurité publique afin que l’ordonnance du Doyen Bernard St-Vil soit annulé.
L’ensemble des héritiers lance une mise en garde le titulaire du MJSP contre toutes les manœuvres visant à les demettre de leurs titres de propriétés sur un terrain de 162 carreaux qu’ils occupent depuis plus d’un siècle.
Soulignons que les conflits terriens sont monnaies courantes en Haïti. Malgré la création de la Brigade Contre l’Insécurité Foncière par les autorités policières , le problème reste toujours entier.
Soulignons que les conflits terriens sont monnaies courantes en Haïti. Malgré la création de la Brigade Contre l’Insécurité Foncière par les autorités policières , le problème reste toujours entier.
FCN



