L’accord signé entre Haïti et Kenya viole la constitution, l’ORDEDH appelle à la vigilance

« L’accord signé entre l’ancien premier ministre Ariel Henry et le président kenyan, William Ruto, viole l’article 139 de la constitution haïtienne. En vertu de cet article, c’est le président de la République qui est chargé de négocier et de signer tous les traités, conventions et accords internationaux, soumis ensuite à la ratification de l’Assemblée nationale», d’après l’Ordre des défenseurs des droits humains (ORDEDH).
Dans un communiqué de presse, l’ORDEDH demande à la population de rester vigilant face au dernier accord signé entre l’ancien premier ministre Ariel Henry et le président kenyan, William Ruto en dehors de la constitution. Citant l’article 139 de la constitution, l’organisation mentionne que c’est au président de signer tous les tous les traités, conventions et accords internationaux, et non le premier ministre.
Dénonçant la signature de cet accord bilatéral entre les deux pays, l’Ordre des défenseurs des droits humains (ORDEDH) attire l’attention de la communauté internationale sur cette situation qui ne cadre pas avec la constitution.
À travers ce communiqué, l’Ordre des défenseurs des droits humains (ORDEDH) dénonce également la rencontre virtuelle de l’épouse du président Kenya, Rachel Kimetto Ruto avec plusieurs chefs de gangs en Haïti pendant son passage aux États-Unis la semaine dernière.
L’Ordre des défenseurs des droits humains (ORDEDH) se positionne aussi sur l’installation du Conseil présidentiel en exprimant ses vœux de réussite à la nouvelle équipe en place de transition. Malgré les controverses entourant l’installation du CP, l’ORDEDH juge qu’il est de bon ton pour la classe politique de saisir cette opportunité pour refaire l’image du pays.
« Les grands chantiers annoncés, tels que l’élection, la sécurité, le développement économique peuvent contribuer à renforcer la position d’Haïti sur la scène internationale. Il est essentiel que ces projets soient menés avec transparence et responsabilité « . C’est le souhait de cette organisation.
Stavena Henry/FCN Haïti

