
Préoccupé par la situation critique du pays, la Platfòm NASYONAL Sektè Popilè Ayisyen (PLANSPA) adresse une piqûre de rappel aux acteurs politiques. Dans une conférence de presse tenue ce mercredi 13 mars, la présidente de cette structure affiche son désaccord au conseil présidentiel et appelle au respect de la constitution.

Depuis quelques années, le pays traverse une période difficile où toutes les activités sont paralysées à travers tout le territoire national. Le parti politique PLANSPA qui suit de près la situation ne reste pas indifférent face à cette situation douloureuse. Ainsi, la présidente de PLANSPA, Yannick Mezil Lherisson fait une nouvelle sortie pour dire non aux dernières démarches visant à nommer sept membres au conseil présidentiel.
Pour Mme Lherisson, la présidente dudit parti, cette nouvelle démarche vient d’aggraver la situation, car elle ne cadre pas avec la constitution. Dans une piqûre de rappel, Mme Yannick Mezil LHÉRISSON a fait savoir que la constitution, dans ses articles 148 et 149, montre la marche à suivre en cas d’un vide présidentiel. « Si le président se trouve dans l’impossibilité temporaire d’exercer ses fonctions, le conseil des ministres sous la présidence du premier ministre exerce le pouvoir exécutif tant que dure l’empêchement », stipule l’article 148.
Quant à l’article 149, il stipule: « En cas de vacance de la Présidence de la République pour quelque cause que ce soit, le Président de la Cour de Cassation de la République ou, à son défaut, le Vice-Président de cette Cour ou à défaut de celui-ci, le juge le plus ancien et ainsi de suite par ordre d’ancienneté, est investi provisoirement de la fonction de Président de la République par l’Assemblée Nationale dûment convoquée par le Premier Ministre », a fait remarquer la numéro 1 du PLANSPA.
Plus loin, elle souligne que la constitution haïtienne est bafouée par les acteurs politiques haïtiens et la communauté internationale. Plaidant pour le respect de la constitution, Mme Yannick Mezil invite la CARICOM a fait marche arrière dans sa décision concernant la collégialité présidentiel. Car selon son avis, cette décision fera plus de mal que de bien au peuple haïtien.
FCN Haïti

