L’UFMORH d’Haïti plaide pour l’inclusion des femmes handicapées dans un contexte d’insécurité persistante

À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars dernier, l’Union des Femmes à Mobilité Réduite d’Haïti (UFMORH) a publié un communiqué de presse mettant en lumière la situation préoccupante de l’inclusion des femmes handicapées dans un contexte marqué par une insécurité tenace en Haïti.
Face à une réalité où les violences des gangs armés persistent depuis cinq ans consécutives (2018-2024), l’UFMORH se positionne en ardente défenseure de l’intégration et de la participation des femmes et des filles handicapées. Ces dernières, déjà confrontées à une fragilité exacerbée par leur condition, subissent de plein fouet les assauts des groupes armés qui sévissent dans le pays.

Malgré les initiatives engagées par les autorités étatiques, la sécurité des personnes handicapées demeure une préoccupation majeure, allant à l’encontre des engagements internationaux pris en vertu de la Convention relative aux Droits des Personnes Handicapées.
Dans ce climat alarmant, l’UFMORH en appelle instamment aux autorités haïtiennes pour qu’elles respectent leurs engagements envers la population handicapée, accordant une attention particulière aux femmes et aux filles handicapées. À travers son projet intitulé « Réduire les violences à l’égard des femmes et des filles handicapées en temps de crise », soutenu par la Disability Right Fund (DRF), l’UFMORH presse les instances concernées à prendre des mesures immédiates pour assurer la protection des personnes handicapées, notamment des femmes et des filles, contre toutes formes de violences.
L’UFMORH rappelle également les engagements pris par le gouvernement en matière de droits des femmes et des filles handicapées, conformément à la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Elle met en évidence la résolution 2475 du Conseil de sécurité des Nations Unies, exigeant des États membres qu’ils protègent les personnes handicapées et les associent aux efforts de réconciliation pour la consolidation de la paix.
Vu la flambée des prix des produits de première nécessité et à l’aggravation de l’insécurité, l’UFMORH lance un appel aux autorités haïtiennes, aux organismes des Nations Unies, aux pays amis et aux organisations philanthropiques pour qu’ils apportent leur soutien aux personnes handicapées dans cette période de crise.
En conclusion, l’UFMORH encourage les femmes handicapées à s’engager davantage et à contribuer à la lutte pour leur intégration et leur participation à la reconstruction du pays. Ce message est porté avec détermination par Lounevie PIERRE, Vice-présidente de l’UFMORH, qui demeure résolument engagée dans cette cause vitale.
Arnold Junior PIERRE
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