Secourisme: Des gestes qui sauvent

« An n aprann poze jès senp ki sa sove lavi » est le thème autour duquel s’est déroulé, au local du Centre médical Dr Descolines (CEMED), les mercredi 1er et jeudi 2 novembre 2023, une séance de formation en premier secours.
« Le secourisme est un métier voué à sauver la vie. Nous organisons cette formation dans le but de sensibiliser la population sur son importance. Partout où les gens cohabitent, il est impératif d’avoir des gens bien imbus de ces gestes qui sauvent la vie. Une personne qui fait un arrêt cardiaque ou qui a une hémorragie par exemple, avant que celle-ci tombe en état de choc, elle doit trouver quelqu’un capable de poser un geste, une réanimation cardio-pulmonaire. Un enfant qui s’étouffe après avoir avalé un corps étranger, doit pouvoir trouver, dans son entourage immédiat, des gens capables de lui sauver la vie en posant ces gestes simples inclus dans les compétences du secouriste », a déclaré le directeur du Centre médical Dr Descolines (CEMED), Dr Johnny Descolines, à la séance de formation sur le secourisme, le 1er novembre au CEMED.

Au No 5, Delmas 17, ils étaient plus d’une trentaine de personnes à prendre part à cette formation. Vu son importance, les participants venus de la zone métropolitaine sont absorbés par les propos de l’intervenant. « À constater le nombre de cas d’accidents, à accumuler le nombre de parents qui racontent leurs péripéties avec leurs enfants et tant d’autres éléments motivateurs, nous avons jugé nécessaire d’organiser une formation pour sensibiliser la population autour des gestes qui peuvent sauver la vie », a précisé Dr Descolines.
Au programme, durant les deux jours de la fête des Guédés, les interventions tournent autour de ces points : désobstruction des voies respiratoires, réanimation cardiopulmonaire (RCP), contrôle des hémorragies, immobilisation des fractures, traitement des brûlures, et bien d’autres compétences essentielles pour aider les personnes en détresse médicale.
Le numéro un du CEMED a souligné l’importance « d’apprendre les bases du secourisme pour être prêt à réagir en cas d’urgence et apporter une assistance efficace jusqu’à l’arrivée des professionnels de la santé. »
Secourisme, mode d’emploi
La deuxième journée, marquée par des séances pratiques et des interventions de secouristes et d’infirmières, a capté l’attention.
Frantz Théramen, un vieux routier du secourisme, a attiré l’attention des apprenants sur les limites à respecter dans le métier. « Un secouriste n’est pas un médecin. Il opère avec des limites. L’objectif du secourisme est de prévenir des complications graves, de soulager la souffrance de la personne blessée ou malade. Il est là pour sauver des vies en attendant l’arrivée des secours professionnels, tels que les ambulances ou les équipes médicales », a-t-il dit.
Les propos du secouriste ont trouvé résonnance dans l’intervention de Jennifer Yvelande Léveillé. Infirmière, technicienne en laboratoire, elle a fait remarquer que « Tout le monde peut poser ces gestes. Pas besoin d’être médecin, infirmière ou personnel de santé. »

Son intervention articulée autour d’un squelette a facilité ses explications. Elle manipulait la charpente corporelle du mannequin pour se pencher sur les cas pratiques tels que les fractures soulignées par des lésions, des fêlures et os brisés. Elle est venue à parler d’arthrite, d’ostéoporose, d’enflure et tant d’autres problèmes pouvant découler d’un accident.
L’infirmière a rassuré que ces gestes qui sauvent ne sont pas tout à fait médicaux. Avec les moyens du bord, on peut les poser pour garder l’accidenté en vie en attendant l’arrivée des professionnels.
Sur place, les apprenants se sont familiarisés avec tout un ensemble de techniques et de gestes de premiers secours à prodiguer en cas d’urgence médicale ou de blessure.
Contacté à la fin de la session, le directeur du CEMED, Dr Descolines, a eu ces mots : « À nous seuls nous ne pouvons former toute la population. Nous avons donné tout le nécessaire à cet échantillon, nous espérons qu’ils iront sensibiliser d’autres personnes à leur tour et partager ces gestes pour la santé et le bien-être de tous. »
Jobenson ANDOU,
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