La délinquance juvénile gravit les échelons en Haïti, un garçonnet de 7 ans raconte sa vie

Dorvilson Oscar, un garçonnet de 7 ans, orphelin de père, cherchant sa vie à travers les rues de la capitale, saute d’une voiture à l’autre de transport en commun à Delmas, tenant à la main une boîte de chewing-gum (chiklèt) qu’il offre aux passagers pour trouver le pain quotidien, car sa mère est hospitalisée, il ne sait à quel saint se vouer, raconte-t-il à un reporter de FCN-HAITI.
La Délinquance Juvénile en Haïti est l’un des plus grands fléaux de notre société, ce phénomène est très complexe. Cette déviance est liée au développement de la société urbaine et à l’évolution des mœurs dans le monde moderne. Aujourd’hui, la minorité délinquante fait peur,lit-on dans une recherche.
« Manman m etène nan on lopital Kafou peyan. Papa m mouri. Map viv ak on gran frèm . M viv nan vann chiklèt la pou m Ka achte manje pou m manje », a déclaré l’enfant de rue à FCN-HAITI le 10 septembre 2023, sur route de Delmas.

Une situation intrigante qui semble inquiéter personne, si l’on se réfère à ce chauffeur de camionnette qui a voulu virer l’enfant, afin de trouver assez de place pour ses passagers.
« Piti sa menm , kite l soti? Leve bay Moun yo Chita « , a constaté le journal.
Avec seulement une pitance dans son portefeuille, il ne pouvait s’offrir le luxe d’acheter quelque chose à manger puisque pas un seul passager ne lui a retiré une sucrerie. Il se contente de manger quelques-unes .
À en juger par sa situation, ce petit être n’entre pas dans le budget du bien-être social, encore moins du PM Ariel Henry qui a inauguré deux écoles aujourd’hui, voire même du ministre Nesmy Manigat, duquel dépend son instruction.
Se rappelant que bon nombre d’enfants de rue servaient d’yeux aux bandits. Certains sont même promus « petits chefs », l’on se demande quel brillant avenir est réservé à celui-ci ?
Francesca Décorvil ✍🏼

