Haïti/Éducation : l’école pris en otage, préoccupés par cette situation de crise, des syndicats d’enseignants lancent un cri d’alarme

Lors d’une conférence de presse conjointe des syndicats d’enseignants tels REEH, CNEH, GIEL, CNEH, REEH, FENATEC, LINEH et des étudiants nommés de l’école normale supérieure ( ENS, le mercredi 26 Octobre à Port-au-Prince, les syndicalistes du système éducatif haïtien ont exprimé leurs vives préoccupations face à la crise entraînant la fermeture depuis près de 4 mois des écoles publiques et publiques. Ces derniers s’inquiètent également du sort des enseignants qui depuis lors ne reçoivent aucun salaire de la part du ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle.
Au cours de cette conférence, Mme Magalie Georges, secrétaire générale de la Confédération Nationale des Educateurs et Educatrices Haïtiens (CNEH) a critiqué sévèrement la décision du gouvernement d’augmenter de 128% le prix du carburant qui est à la base de la fermeture des écoles. Une situation qui, dit-elle, n’est pas sans conséquence pour les élèves, les professeurs et d’autres catégories de métiers qui vivent des activités scolaires.

Vingt et un mille (21 000) écoles ferment leurs portes. Ce qui automatiquement met au chômage près de 150 mille professeurs. Quant aux élèves, au nombre de 4 millions environ, ils sont relâchés dans la nature, sans savoir quand reprendront-ils le chemin des établissements scolaires.
Inquièts du sort de ces derniers, ces Syndicats appellent les acteurs concernés particulièrement, les autorités gouvernementales à prendre toutes les dispositions nécessaires pour favoriser la reprise des activités scolaires sur toute l’étendue du territoire. Ils entendent par là, non seulement l’annulation de la décision du gouvernement d’augmenter de 128% les prix du carburant mais aussi l’adoption de mesures d’accompagnement directs des parents et des professeurs touchés de plein fouet par la crise socio-politique et économique.
Selon Magalie Georges, ils sont nombreux les professeurs à n’avoir pas reçu de salaires depuis le mois de septembre 2022 à date. Ayant également des responsabilités énormes, la syndicaliste croît important de les porter assistance dans cette période difficile et penser à intégrer les nouveaux nommés dans le système comme prévu les accords signés entre le MENFP et l’ENS.

En outre, aux noms des Syndicats d’enseignants ci-mentionnés et des nommés de l’école normale supérieure, Mme Georges demande aux acteurs politiques, à la société civile et au gouvernement en place de trouver une issue à la crise incessamment, car nous professeurs et parents ne pourrons plus résister devant cette situation macabre.
LA RÉDACTION de FCNHAÏTI

