Haiti/Agriculture: Janvier 2023, aucune chance ne serait accordée à l’exportation de la mangue francisque aux États-Unis, Joanas Gué inquiet

Coup dur pour le secteur agricole haïtien après l’annonce faites par des autorités américaines sur l’exposition des mangues haitiennes face aux phénomène de l’insécurité. La mangue Francisque haïtienne la plus exportée dans la Caraïbes est frappée pour une deuxième fois, d’une interdiction aux États-Unies suite à une nouvelle mesure prise par le gouvernement américain, interdisant la mangue Francisque en provenance d’Haïti. Cette décision selon des informations disponibles, a été prise en raison de l’aggravation du climat sécuritaire empêchant aux inspecteurs du département de l’agriculture des États-Unis d’effectuer leur travail d’inspection de prédédouanement en Haïti.
Alors que la filière des mangues fait face actuellement à de nombreuses difficultés, une nouvelle contrainte réglementaire a été prise à l’encontre de cette filière interdisant à Haïti d’exporter dès janvier 2023, ses mangues Francisques vers les États-Unis. En cause, on parle de la détérioration du climat sécuritaire.
En matière d’exportation de mangues, on sait que les États-Unis et la région des Caraïbes sont des clients non-négligeable pour Haïti. Les statistiques disponibles laissent entendre que dans les années antérieures, Haïti avait l’habitude d’expédier environ 2.5 à 3 millions de caisses de mangues par an vers l’étranger, soit pour une valeur annuelle de 20 millions de dollars américains.
Cette décision doit prendre effet vers la fin du mois de janvier 2023, afin de terminer les transactions en cours, explique le USDA. «Nous tenons à notifier à l’ANEM que fermons le programme de procuration de mangues à cause de la dégénérescence de situation sécuritaire du pays», martèle Jorge Abad, directeur de l’USDA pour l’Amérique centrale et les Caraïbes.
«Nous avons pris cette mesure pour protéger nos inspecteurs qui ne parviennent pas à travailler en toute quiétude», poursuit le responsable. Par ailleurs monsieur Abad dit apprécier la collaboration de l’association et promet de reconsidérer, de concert avec l’ambassade des États-Unis à Port-au-Prince, la réouverture du programme, une fois la situation redevient stable en Haïti.

Cette nouvelle restriction d’exportation n’est pas de bon augure pour le secteur. C’est qu’à fait comprendre l’ex ministre de l’Agriculture des Ressources naturelles et du développement rural (MARNDR), Joanas Gué, qui lors d’une entrevue accordée à la Radio Télévison Caraïbes, a l’heure de l’émission du journal « Premier Okazyon », a exprimé ses vives inquiétudes.
Dans ses dires, il a montré clairement que la filière des mangues est un marché de niche qui génère beaucoup d’emploi en Haïti. « Il y a environ 120 familles qui travaillent dans cette filière » et dans les années 2000 on avait l’habitude d’exporter 1.5 à 3 millions de caisses de mangues vers les États-Unis, selon des chiffres présentés par ministre Gué.

Alors, tenant compte de l’importance du marché américain pour la filière des mangues notamment la mangue Francisque, une telle décision d’après Joanas Gué aura des conséquences néfastes à la balance commerciale qui depuis des années, accuse des déficits de plusieurs milliards de dollars. Aussi dit-il, cette restriction fera du mal à la population, plus particulièrement celle évoluant dans l’industrie des mangues Francisques (paysan, producteur, exportateur).
Faut-il souligner qu’il existe plus de 140 variétés de mangues dans le pays. Mais la mangue Francisque est la plus exportée. Ses qualités font d’elle la plus chère des États-Unis. Parmi les communes, Gros-Morne et le plateau central sont les régions qui fournissent le plus de mangues francisques.
FCN Haïti

